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du Pays de Vaour


Le Bourg - 81140 PENNE

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Un patrimoine historique et culturel emblématique

Un patrimoine historique et culturel emblématique

Flânez le long des ruelles de nos charmants villages, sur les traces des Templiers et des Cathares, au pied de nos châteaux médiévaux.



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Les paysages du Pays de Vaour façonnés par l'homme et la nature au fil du temps portent encore l'empreinte de ceux qui les ont habités de la préhistoire à nos jours (grottes, dolmens, oppida, ponts, croix, lavoirs, fontaines, pigeonniers, moulins, chapelles…)

Les premiers pas de l’homme

Les Gorges de l’Aveyron et ses causses satellites recèlent d’un grand nombre de sites archéologiques témoins de la présence humaine depuis l’âge de pierre : nombreuses cavernes , grottes et abris sous roche dans les falaises et une vingtaine de dolmens répertoriés dans les communes voisines de Vaour datant du Néolithique, témoins de l’âge du cuivre

 

 

Un pays de communication

Avant les romains ce sont les Celtes Ruthènes qui ont établi les voies de communication à travers les forêts par les crêtes, moins dangereuses que les vallées, avec des dolmens ( Peylongues, Peyrelade…) . Les voies gallo-romaines jalonnées de bornes miliaires (dont on retrouve des traces à Saint Michel de Vax, Milhars ,Marnaves..) ont repris ces tracés pour les transformer en chaussées de conquérants, rectilignes, sans détour. Pour quitter les crêtes ils passaient les rivières par des gués ( à Milhars, Laguépie..) en prenant des chemins ou drayes tracés par l’homme ou le bétail jalonnés par des points d’eau, de défense ou de regroupement. C’est un réseau de voies qui reliaient Baeteras ( Béziers) à Divona (Cahors) à travers le l’Albigeois, le Toulousain et le Quercy, et Rodez à Toulouse à travers l’Albigeois et le Rouergue

 

 

Du Moyen-Age au temps des guerres

Des traces de culte païen, des sarcophages sont autant de vestiges du Haut Moyen Age. Les terres des vallées sont défrichées et mises en culture (seigle millet, élevage pastoral..) ; les moines sont présents dans la vallée de Bonnan et les Templiers s’installent à Vaour, de nombreuses paroisses se créent autour de chapelles témoins de l’évangelisation

Des villages s’édifient dans les vallées du Cérou, de l’Aveyron au pied d’un château ou d’une forteresse : Baronnie de Milhars, Seigneurs de Penne, Seigneurs de Saint Michel …avec de nombreuses terres et possessions.

Au début du 13 ème siècle la doctrine cathare bien accueillie par les habitants est combattue par Simon de Montfort lors de la Croisade des Albigeois. Les invasions anglaises et françaises se succèdent dans les villages qui font allégeance au gré de leurs intérêts pour éviter les pillages. Les idées de la Réforme protestante gagnent la région et les villages deviennent des places huguenotes comme Saint Antonin ou catholiques comme Cordes : les villages sont mis à sac et les populations prises en otage. Cette époque troublée a laissé de nombreuses traces historiques.

 

 

Agriculture et industrie

La nature su sous-sol, la présence de rivières, les forêts sont à l’origine d’une industrie locale diversifiée : verreries sylvestres à Bonnan et en Forêt de Grésigne ( verre soufflé bleu-vert), industries du bois de construction et de chauffage, charbons de bois, fours à chaux, plâtrières, carrières de meules pour les moulins à eau ( à farine, à papier, à foulon pour les tissus). Les cultures permettent une industrie textile (tissus et draps,

avec le lin et le safran), la corderie pour la marine et la traction animale ( avec le chanvre des chènevières).

Après la Révolution les domaines seigneuriaux sont devenus biens nationaux ou vendus. Les brassiers, métayers .. deviennent des cultivateurs ou des propriétaires cultivateurs. C’est un monde rural de petites exploitations familiales consacré à la culture vivrière (seigle, blé, millet, pommes de terre, prairies, arbres fruitiers – pruniers, noyers-) ,à la vigne (qui sera victime du phylloxéra et des fortes gelées des années 1930 et qui laissera place aux fiches, forêts de taillis, genévriers) et à l’élevage pastoral ( moutons, vaches pour le lait, la viande, les veaux et les bœufs qui étaient les animaux de trait, et les pigeonniers de ferme qui étaient « la basse-cour du pauvre ») qui nous a laissé des chemins creux entourés de murs de pierre, des gariottes ou cazelles, des granges de champ ,les croix de chemin. Les villages étaient le siège d’une économie active : cordier, cordonnier, charpentier, charron, forgeron, chaudronnier, peigneur de laine, sabotier, tisserand , tailleur d’habits , mais tous ces métiers ont disparu

Le milieu du 19 éme siècle a vu la construction de ponts, de routes et de lignes de chemin de fer qui a fait venir une nouvelle population « ouvrière » : poseur de rails, terrassier, chef d’équipe, garde-frein, garde-ligne, cheminot, garde-barrière , mais a favorisé la « montée à Paris » dans les administrations ( Postes, Chemins de fer, banques…).

 

 

Terre d’accueil

De tout temps, par sa situation au carrefour des provinces et de départements le Pays de Vaour a été une terre d’accueil (hommes historiques, politiques, romanciers, peintres.. ouvriers, paysans)

Cela a encore été vrai lors des deux dernières guerres mondiales (dont la mémoire des victimes est inscrite sur les monuments aux morts) qui ont provoqué le déclin de l’agriculture et la dépopulation et l’arrivée de réfugiés français et d’ émigrés russes, italiens, espagnols, polonais et allemands qui se sont intégrés à la population et ont marqué nos paysages par leurs travaux et notre culture par leurs œuvres d’art.

 

 

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